SOCIÉTÉ CIVILE : PAPA FARA DIALLO NOUVEAU PRÉSIDENT DE LA SECTION SÉNÉGALAISE .

SOCIÉTÉ CIVILE : PAPA FARA DIALLO NOUVEAU PRÉSIDENT DE LA SECTION SÉNÉGALAISE
" PUBLIEZ CE QUE VOUS PAYEZ "
Papa Fara Diallo, enseignant chercheur à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, a été élu samedi pour un mandat de trois ans, à la tête de la section sénégalaise de la Coalition ‘’Publiez ce que vous payez’’ à l’issue d’une assemblée générale tenue à Kaolack (centre), a constaté l’APS.
‘’Nous avons des défis à relever s’agissant de la répartition des revenus des ressources naturelles, des questions environnementales et sociales, de la transparence et de la redynamisation de nos antennes régionales’’, a réagi Dr Diallo après son élection.
"Publiez ce vous payez’’ est un réseau mondial d’organisations de la société civile unies dans leur plaidoyer en faveur d’un secteur extractif ouvert et redevable, afin que les revenues tirées des industries pétrolières, gazières et minières servent à améliorer l’existence des populations vivant dans les pays riches en ressources naturelles, a-t-on appris d’un document remis à la presse.
La section sénégalaise fédère au moins 20 organisations de la société civile officiant dans les domaines aussi divers et variés que les droits humains, la justice fiscale, l’environnement, la transparence budgétaire entre autres.
‘’Depuis 2011 nous avons cheminé. Aujourd’hui, nous nous retrouvons à Kaolack pour renouveler les instances de la coalition. Nous pensons avoir mené un petit bout de chemin qui nous a permis pendant ce magistère d’installer les débats publics’’, a dit le président sortant, brahima Sorry Dia.
'’Durant mon mandat, nous nous sommes organisés pour pousser le pays à adhérer à l’initiative transparence dans les industries extractives. Et, nous avons accompagné l’Etat du Sénégal sur la révision du code minier où nous avions proposé 26 points et les 23 ont été acceptés, a-t-il fait valoir.
Il a estimé que le Sénégal dispose désormais de ressources naturelles devenues des enjeux économiques, politiques et sécuritaires.
‘’Nous avons pu constater dans les pays de la sous-région une stabilité constante qui est liée à la compétition autour des ressources naturelles.
Aujourd’hui, rares sont les pays africains qui ont eu l’expérience de la gestion des ressources naturelles autant que des compagnies qui viennent convoiter nos ressources. C’est tout cela qui a créé un peu partout dans le monde une situation conflictuelle autour des ressources naturelles’’, a fait observer Ibrahima Sorry Dia.
Au Sénégal, a-t-il souligné, ‘’nous avons eu la chance très tôt de constituer ce qu’on appelle une société civile qui de par sa neutralité vis-à-vis des entreprises minières et vis-à-vis de l’Etat, intervient dans le secteur pour équilibrer les relations et éviter les impacts négatifs dans l’exploitation des ressources naturelles’’.
‘’Notre organisation a pour but de faire face à l’Etat et aux entreprises minières et de veiller à ce que les communautés qui vivent sur le terrain des opérations minières soient sauvegardées.
Nous voulons une meilleure gouvernance du secteur extractif sénégalais’’, a rappelé M. Dia.

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